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La hernie discale lombaire ?

Le disque intervertébral est un « coussin » entre les vertèbres. Une hernie discale correspond ainsi à un bombement anormal de ce disque en arrière de son logement, venant comprimer une racine nerveuse à destinée du membre inférieur. Le symptôme le plus fréquent est appelé lombosciatique, qui génère une douleur partant du bas du dos pour aller dans un membre inférieur, selon un trajet plus ou moins précis. 

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Stéthoscope

Déroulé de la chirurgie de la hernie discale lombaire

Cette intervention se fait sous anesthésie générale.

Le chirurgien pratique une micro-incision, de moins de 2 cm, dans le dos pour accéder au canal vertébral où siègent les nerfs et, le cas échéant, la hernie. Une fois les nerfs mis à distance de la hernie, cette dernière est ouverte et enlevée délicatement. La consistance d'une hernie est variable allant de la texture d'un chewing-gum à celle d'un caillou pour les hernies les plus anciennes.

  • Si le patient a été intégré avant l’intervention au programme de Récupération Accélérée Après Chirurgie (RAAC), il pourra, dans la majorité des cas, se lever juste après l’opération, prendre une collation dès le réveil et sortir le lendemain matin après validation du chirurgien.
  • Dans le cas contraire, une hospitalisation de 2 jours est en général prescrite.
  • Les activités physiques peuvent être reprises progressivement. Les premiers jours, il est recommandé de ne pas attendre d’avoir très mal avant de prendre les médicaments antidouleurs mais plutôt de les prendre de manière systématique.  Les trajets en voiture en position assise, source potentielle de chocs entre les vertèbres, sont à éviter pendant les premières semaines.
  • Un rendez-vous de contrôle est prévu dans les 6 semaines à 3 mois après l’opération.
  • La reprise du travail peut s’envisager après 4 à 6 semaines en général.
Soignant

Résultats de l'intervention et effets secondaires possibles

  • Le retrait de la hernie et la libération des nerfs est une opération qui permet dans la très grande majorité des cas, de faire cesser les douleurs dans les membres inférieurs ou de les rendre très supportables.  L'amélioration est en général très rapide, en l'absence de signe d'atteinte grave du nerf précédent l'opération.
  • L'amélioration des douleurs lombaires n'est pas l'objectif du traitement et ne doit pas être la motivation première de la réalisation de ce type de chirurgie.
  • La kinésithérapie n'est prescrite qu'en cas de manque de force dans la jambe, la meilleure rééducation reste la marche et la reprise des activités de la vie quotidienne.
  • Il y a 5% de risque statistique de complications chirurgicales, incluant l’infection, l’hématome et – dans de rares cas – des troubles neurologiques des membres inférieurs et des sphincters périnéaux.