Recruitment

Qu'est ce que la herniectomie ?

La hernie discale lombaire a une incidence plus forte chez les 35-49 ans*. Les douleurs sciatiques qui en découlent entrainent, entre autres, arrêts de travail, consommation d’antalgiques, limitation des activités physiques, santé mentale affectée…  

En première intention, la hernie discale se traite par médicaments et infiltrations. Si le patient n’est pas soulagé, la chirurgie est alors envisagée : c'est la herniectomie ou cure de hernie discale. Pour dégager le nerf coincé, le chirurgien pratique, sous anesthésie générale, une incision de 2 à 4 centimètres. Le suivi post-opératoire nécessite 1 nuit d’hospitalisation. Si les douleurs sciatiques cessent en général immédiatement après l’opération. Néanmoins les dommages musculaires liés à l’incision entraînent fréquemment des douleurs lombaires qui peuvent être plus ou moins handicapantes.

*source
 
Soignant

La herniectomie par voie endoscopique

La chirurgie par voie endoscopique est en passe de changer les standards de prise en charge de la hernie discale, avec dans la majorité des cas : une intervention courte (45 minutes), une incision très précise de moins 8 mm qui préserve l’ensemble des muscles du dos, pas de nuit d’hospitalisation et très peu de douleurs. 

Cette technique chirurgicale très innovante repose sur un fin canal - ou conduit - de travail (de 8 mm de diamètre) appelé endoscope au travers duquel le chirurgien introduit des instruments chirurgicaux et une caméra.

L’étroitesse du canal de travail permet une réduction importante des dommages faits aux muscles qui sont nécessairement traversés pour atteindre la colonne vertébrale ce qui diminue ainsi les douleurs au niveau du site opératoire.

La caméra qui est appliquée au fond de l’endoscope permet, elle, une visualisation très précise des structures nerveuses et donc un contrôle optimal du geste opératoire (grossissement x 32).

 « L’étroitesse du canal de travail et le guidage précis, par l’image, du geste chirurgical nous permet de ne plus avoir à trop endommager les muscles pour atteindre la colonne vertébrale. Quelques heures après l’intervention et après une surveillance post-opératoire, le patient peut ressortir de l’Hôpital en ayant dans la majorité des cas, presque aucune douleur » précise le  Dr Antoine Kourilsky, Neurochirurgien à l’Hôpital Fondation Rothschild, à l’initiative du développement de cette technique.  

La réduction des dommages musculaires limite les douleurs lombaires postopératoires et permet un retour rapide à l’autonomie. Ceci autorise souvent la réalisation de ce geste en ambulatoire, sous anesthésie générale.

« Nous avons, depuis juillet 2022, opéré une dizaine de patients par voie endoscopique. Pour chacun d’entre eux, la récupération post-opératoire a été optimale. Nous avons désormais la capacité, plateaux techniques et neurochirurgiens formés, de monter en charge pour proposer cette intervention mini-invasive et très efficace à de nombreux patients souffrant de hernie discale »

Neurochirurgien

Hôpital

Votre prise en charge à l'Hôpital Fondation Rothschild

L’Hôpital Fondation Rothschild, est le 1er hôpital francilien à proposer la herniectomie lombaire par voie endoscopique en pratique courante.

Cette intervention est uniquement proposée aux patients pour lesquels les traitements médicamenteux et les infiltrations n'ont pas permis de soulager la douleur.

Afin d'évaluer la pertinence de la prise en charge, le patient devra être adressé à l'hôpital par son médecin référent (généraliste ou spécialiste) par l'intermédiaire d'un courrier médical expliquant son parcours et les traitements déjà réalisés.

Une consultation spécialisée "opération de la hernie discale sous endoscopie" est désormais ouverte.

Examens

Après l'intervention

Lors de la consultation préopératoire, le programme RAAC pourra vous être proposé. La réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) est une approche globale de la prise en charge du patient qui vise à obtenir un rétablissement précoce de vos capacités après la chirurgie.

Si vous y adhérez, votre parcours de soin est programmé, planifié et personnalisé.

 

Questions fréquentes sur la hernie discale

  • Il est souvent indiqué une taille sur les comptes rendus de radiologie pour qualifier les hernies.

    S’agissant le plus souvent d’une mesure dans une seule direction, il arrive fréquemment que des différences apparaissent sur les comptes rendus sans pour autant que la hernie ait véritablement changée de taille. Ceci est particulièrement vrai lorsque les types d’examens ne sont pas les mêmes (par exemple entre scanner et IRM). Il faut donc plutôt prendre ces mesures comme des ordres de grandeur et ne pas être inquiet d’une variation de mesure de quelques millimètres. Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser la question à votre médecin.

     

     

  • Au contraire ! Les connaissances actuelles invitent à reprendre une activité le plus vite possible après une intervention chirurgicale. En effet, il est fondamental de ne pas transformer la douleur nerveuse que l’on a réussi à soulager par l’intervention, en une douleur lombaire. En restant inactif, vous allez perdre du muscle qui ce peut entrainer de mauvaises postures et donc des douleurs. Après une chirurgie de la colonne vertébrale vous serez incité à vous lever dès le jour même ou le lendemain et à marcher autant que possible en respectant la règle de la non-douleur.

  • Si votre chirurgien a refusé de vous proposer une intervention chirurgicale pour vous soulager de vos douleurs le long de la colonne vertébrale ce n’est pas parce qu'il doute de la véracité ou de l’intensité de vos douleurs mais plutôt parce qu’il pense que la chirurgie n’est pas la bonne option.

    Pour deux raisons principales :

    La première est que dans une très grande majorité des cas, les douleurs du dos et de la nuque ne trouvent pas leur origine au niveau de la colonne vertébrale mais plutôt au niveau des structures avoisinantes : comme les muscles para-vertebraux. Ces muscles ne s’opérant pas, la chirurgie n’est pas une solution appropriée pour vous soulager.

    La deuxième c’est qu’en plus d’être impuissant pour vous soulager de vos douleurs, cela peut être néfaste. 

    En effet, pour accéder à la colonne vertébrale, le chirurgien doit fréquemment traverser les muscles paravertébraux. Ce qui peut occasionner des atteintes (et donc des douleurs) au niveau de ces muscles.

    Il est donc particulièrement mal venu de vous proposer un geste pouvant potentiellement endommager les muscles qui vont font déjà souffrir

    Lorsqu’une cause vertébrale est objectivée et certaine : fracture, inflammation, forte déformation imputable (scoliose, cyphose, spondylolisthésis, défaut d’empilement des vertèbres et certaines pathologies sacro iliaques...), on pourra réaliser une intervention en épargnant les muscles paravertébraux en passant en avant de la colonne vertébrale ou en utilisant des techniques mini invasives.

Consultez un spécialiste

Par mail ou par téléphone prenez rendez-vous dans notre hôpital, en secteur 1, sans dépassement d’honoraires

Soutenez nos projets

Nous avons besoin de vous pour changer la vie des patients