Maladie d'Alzheimer : une innovation porteuse d'espoir

Patiente qui fixe l'objectif

La maladie d'Alzheimer concerne en France près d'1 million de patients et plusieurs millions de proches aidants. Malgré de nombreux travaux de recherche sur le sujet menés à travers le monde, encore très peu de progrès ont émergé.

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La maladie d'Alzheimer

  • En 2017, on comptait plus de 900 000 français atteints par la maladie d'Alzheimer. Les prévisions à  horizon 2030  font état d'une augmentation de 50 % de cas supplémentaires.
  • Pour l'heure, aucun traitement ne permet de guérir cette maladie.
  • Cependant, en matière de prévention, certains facteurs de risque peuvent être contrôlés : hypertension artérielle, diabète, surpoids, obésité, tabagisme et alcool, stress et sommeil de mauvaise qualité.
  • Malgré d'importants efforts de recherche, la recherche stagne. Une première piste de recherche poursuivie par plusieurs équipes mondiales sur le rôle de la « plaque amyloïde » dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer n’a malheureusement montré aucun résultat chez l’homme.

Objectif et besoin du projet 2021-2023

Objectif : Réduire l’inflammation du système nerveux central à l’origine du déclenchement de la maladie d’Alzheimer en ouvrant de façon brève la barrière hémato-encéphalique du patient pour potentialiser l’action d'un médicament anti-TNFalpha.

Besoins : 50 000 € pour contribuer à mettre au point le prototype de casque à ultrasons (le budget total du projet est de 600 000 €)

En savoir plus sur le projet

La maladie d’Alzheimer, une manifestation neurologique d’une inflammation systémique chronique 

  • La barrière hémato-encéphalique (BHE) des patients présente en effet une porosité anormale qui pourrait laisser passer des particules élémentaires de l’inflammation.
  • La barrière hémato-encéphalique protège le système nerveux central pour empêcher des substances étrangères potentiellement toxiques de pénétrer dans le cerveau et la moelle épinière, mais empêche les médicaments de pénétrer et d’agir.
  • Des études ont montré que les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques ont 50 % de risque en plus de développer une maladie d’Alzheimer. Mais quand elles sont traitées par un médicament « anti-TNFalpha » leur risque d’Alzheimer redevient le même que celui de la population générale.

Enjeu du projet : réduire l'inflammation

Le projet consiste à ouvrir de façon brève la BHE du patient afin de potentialiser l’action du médicament anti-TNFalpha pour réduire l’inflammation du système nerveux central, à l’origine du déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Ce traitement est indolore pour le patient.  

  • En utilisant une technique de Doppler transcrânien maitrisée par seulement 4 ou 5 équipes dans le monde, dont l’équipe du porteur de projet le Dr Jean-Claude Sadik , il est possible, d’ouvrir la BHE en toute sécurité pour le patient, de façon brève et réversible.
  • En administrant le médicament anti-TNFalpha par voie sous-cutanée dans le bras du patient
  • En équipant le patient d’un casque à ultrasons posé sur son crâne

Contact pour en savoir plus 

Légitimité de l'équipe à porter le projet

  • Le Dr Jean-Claude Sadik est neuro-radiologue, chef du service d’imagerie de l’Hôpital Fondation Rothschild. Son service, disposant d’un plateau technique de dernière génération (2 IRM 3T et une IRM de recherche) réalise plus de 30 000 examens d’imagerie chaque année et, côté recherche, publie chaque année plus de 40 articles internationaux.
  • Le Dr Sadik est reconnu dans le monde pour ses travaux sur le Doppler intracrânien.
Dr Jean-Claude Sadik, Hôpital Fondation Rothschild

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