Portrait : Anne-Sophie, diététicienne

Publié le 4 mars 2021

Anna-Sophie Barros Cunha

"Les journées à l’hôpital ne se ressemblent pas, il n’y a pas de place pour la routine. Dynamisme, esprit d’équipe et adaptabilité sont au rendez-vous et nous permettent une prise en charge optimale des patients."

Contenu

Pourriez-vous décrire votre fonction à l’Hôpital ? 

Je suis diététicienne à l’Hôpital depuis trois ans. Nous sommes quatre, mais je suis la seule à plein temps. Notre bureau est situé au niveau -1, juste en face des cuisines, afin d’assurer une bonne fluidité entre les équipes pour élaborer les menus des patients.

 

Quel est votre parcours ? 

J’ai un bac ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) et un BTS diététique. Les cours enseignés en BTS diététique sont axés sur la santé en matière d’alimentation et d’équilibre nutritionnel. Au cours de ces deux années, nous suivons 10 semaines de stage thérapeutique, à l’hôpital ou en clinique. Les titulaires du diplôme sont des professionnels de la nutrition pouvant exercer au sein de diverses structures (hôpital, clinique, libéral, centre sportif, etc.).

 

À quoi sert un diététicien dans un hôpital ? 

À proposer une alimentation adaptée à chaque patient hospitalisé en fonction de sa pathologie et à l'aider à adopter les bonnes pratiques de nutrition.

 

Comment se déroule votre travail au quotidien ? 

Deux fois par jour, à 10h30 et à 15h30, nous éditons les fiches plateaux des patients. Nous élaborons des menus sur un cycle de 5 semaines avec la cuisine, en fonction des saisons, automne-hiver et printemps-été. Nous déclinons les régimes alimentaires en fonction des pathologies et besoins des patients adultes et enfants (diabète, régimes cétogènes…) et les textures (hachées, moulinées ou mixées) en collaboration avec les orthophonistes.

Nous assurons des consultations auprès des patients hospitalisés et en HDJ.

Autre mission, nous participons aux commissions de restauration pour remonter aux gestionnaires de la cuisine, les difficultés rencontrées par les services d’hospitalisation et assurons la gestion des commandes et des stocks des produits de nutrition entérale, des compléments alimentaires et des besoins pour la pédiatrie (petits pots, compotes, gâteaux, etc.).

Enfin, nous sommes les garants des règles sanitaires et d’hygiène à chaque étape de la distribution des repas.

 

Quels sont vos atouts pour ce métier ? 

Il faut être polyvalent : à l’écoute des patients pour répondre au mieux à leurs besoins, être organisé et aussi aimer cuisiner et manger. Pendant notre formation, nous suivons des cours de cuisine afin d’apprendre les bases car il nous faut connaître les besoins nutritionnels pour chaque patient.

 

Qu’aimez-vous dans votre métier ? 

La communication avec les patients et le travail avec l’équipe soignante, l’économat et les prestataires de cuisine. Cette relation et nos échanges sont très enrichissants. Il y a également les projets d’éducation thérapeutique (ETP) que nous mettons en place pour les patients. Ces ateliers nous prennent beaucoup de temps mais sont très utiles pour le retour à domicile du patient. Par exemple, nous travaillons en collaboration sur un projet d’ETP post-AVC avec des problématiques de patients dénutris ou qui ont des troubles de la déglutition.

 

Quelles sont les difficultés liées à votre métier ? 

Il faut être organisé pour se rendre disponible à 10h30 et à 15h30, nous ne pouvons pas rater ces deux moments clefs. Nous devons aussi savoir nous adapter aux urgences, les services nous sollicitent régulièrement dans la journée. La nutrition à l’hôpital est régie par des contraintes budgétaires et d’adaptation aux produits saisonniers, c’est un exercice difficile car il faut combiner budget, besoins et goûts des patients, et ce, d’autant que la nourriture est très liée aux habitudes de vie des patients.

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