Orbite-paupières-voies lacrymales

Un secteur de la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild est dédié à la prise en charge des anomalies « orbito-palpébrales ». Il s’agit d’une spécialité qui traite les anomalies de l’ensemble des annexes oculaires.

Les annexes oculaires sont les organes situés autour de l’œil, qui sont nécessaires à son bon fonctionnement. On compte parmi elles l’orbite (cône osseux contenant le globe oculaire), les paupières, dont le rôle essentiel est la protection du globe oculaire, et enfin le système lacrymal qui est responsable de l’humidification indispensable du globe oculaire et de l’évacuation des larmes.

Ces éléments anatomiques peuvent présenter des pathologies bénignes ou malignes dont la Fondation assure la prise en charge. Bien souvent, une intervention chirurgicale est proposée. La plupart du temps celle-ci s’effectue en ambulatoire.

Trois grands axes de prise en charge :

  • les pathologies des paupières 
  • la pathologie de l’orbite (contenant du globe oculaire)
  • et enfin, les dysfonctionnements du système lacrymal.

Pathologies

Pathologies des paupières

La plupart du temps, un traitement chirurgical des anomalies des paupières est proposé.

En général, les opérations sont réalisées sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire. 

Tumeurs de la paupière :

La Fondation prend en charge les tumeurs de la paupière, qui peuvent être bénignes (kyste sébacé, papillome, naevus, hydrocystome…) ou malignes (carcinome baso-cellulaire, épidermoïde, sébacé…). Leur traitement repose sur une ablation chirurgicale plus ou moins large en fonction du type de tumeur et de sa localisation, associée à une reconstruction de la paupière en cas d’incision large.

Ptosis (abaissement de la paupière) :

Le ptosis est la chute du bord de la paupière supérieure. Il est lié à un déficit du muscle releveur de la paupière supérieure. On distingue plusieurs causes : vieillissement, origines congénitale, neurologique, traumatique, musculaire. Son traitement est chirurgical : il consiste le plus souvent à un raccourcissement ou une plicature du muscle releveur de la paupière supérieure.

Malposition des paupières :

Parmi les autres pathologies rencontrées, les entropions (paupière qui se retourne vers l’œil) et les ectropions ( paupière qui se retourne vers l’extérieur) sont très fréquents. Le plus souvent, ils sont liés à un relâchement des tissus. En cas d’entropion, la paupière inférieure se retourne sur elle même, ce qui entraîne un frottement des cils sur l’œil. L’ectropion consiste en une éversion de la paupière inférieure vers l’extérieur. Leur traitement est chirurgical : l’intervention consiste à retendre la paupière afin de positionner correctement le bord de la paupière.

Tumeurs orbitaires

Les causes des tumeurs orbitaires sont très nombreuses. Ces tumeurs peuvent être développées à partir des éléments qui constituent le contenu de l’orbite  (muscles, glande lacrymale, globe oculaire,  nerf optique, vaisseaux) ou le cadre osseux. Elles peuvent être bénignes ou malignes. 

Les signes cliniques pouvant faire évoquer une tumeur de l'orbite sont : Un déplacement du globe oculaire (en général en avant, donnant un oeil trop saillant), une vision double, une baisse d'acuité visuelle. 

Dans certains cas, la tumeur de l’orbite se révèle par l’apparition d’une  masse au niveau des paupières ou une rougeur, un gonflement, une inflammation plus ou moins douloureuse de la région orbitaire, voire des modifications cutanées.

L’examen clinique est complété par un scanner, une échographie et/ ou une IRM. Ces images permettent de situer la lésion et d’en préciser la nature permettant la décision thérapeutique.

Orbitopathie dysimmunitaire (ou maladie de Basedow)

Cette maladie d’origine thyroïdienne, est due à une réaction auto-immune qui entraine une augmentation du volume des muscles oculomoteurs. Les muscles deviennent inflammatoires, volumineux ce qui entraine une exophtalmie (yeux saillants). 

Le traitement de cette maladie orbitaire repose sur la prise en charge endocrinienne du patient, et parfois sur la corticothérapie. 

Quand les phénomènes inflammatoires sont guéris et la maladie thyroïdienne stabilisée, il est parfois nécessaire d’opérer le patient pour réduire l’exophtalmie. On procède alors un agrandissement de l’orbite souvent associé à une chirurgie des paupières.

Pathologies des voies lacrymales

Les voies lacrymales servent à l’évacuation naturelle des larmes. Elles se composent de plusieurs parties :

  • une portion horizontale qui débute au niveau de la partie interne de chaque paupière et qui aboutit dans le sac lacrymal , dans le coin du nez.
  • une portion verticale : le canal lacrymo-nasal qui part du sac lacrymal et permet le drainage des larmes vers le nez.

Le larmoiement

Le larmoiement peut être dû à une obstruction partielle ou complète de la voie lacrymale. En fonction de l’importance de l’obstruction et de sa localisation, le traitement consiste à sonder la voie lacrymale afin de la déboucher, puis le chirurgien met en place une sonde en silicone dans la voie lacrymale dans le but de la maintenir perméable. 

Cette sonde sera retirée en consultation environ deux mois après. Dans les cas plus compliqués, une intervention chirurgicale est nécessaire .Elle  a pour but de créer un passage entre le sac lacrymal et les fosses nasales, en court-circuitant le canal lacrymo-nasal.

Pour prendre un rendez vous avec un spécialiste des anomalies orbito-palpébrales : cliquez ici.

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