DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) :

La DMLA est une affection maculaire, acquise, non inflammatoire atteignant les personnes de plus de 50 ans et se traduisant par une baisse progressive de la vision pouvant aboutir à une perte de la vision centrale.

Epidémiologie :

En France, il s'agit de la première cause de malvoyance et on estime à 1 million le nombre de personnes concernées. Ce nombre devrait être multiplié par 3 d'ici à 25 ans. 

Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?

Trois symptômes principaux sont le plus souvent rapportés :

  1. Les métamorphopsies : une DMLA commence habituellement par une déformation des images (ou métamorphopsies). La mise en évidence de ces déformations peut être aidée par l’utilisation d’une grille d’AMSLER (ci-dessous) ;
  2. La baisse de vision ;
  3. La présence de tâches sombres dans le champ de vision (ou scotomes) central.

Quelles sont les anomalies du fond d’œil ?

Les premières anomalies observées au fond d’œil sont de petits dépôts sous rétiniens que l’on nomme « Drusen ». Ces derniers sont le plus souvent asymptomatiques, mais peuvent évoluer vers une DMLA.
On distingue classiquement deux grands types de DMLA.

  1. La forme dite « sèche » ou atrophique :
    il s’agit de la forme de DMLA la plus fréquemment rencontrée. La rétine va être le siège d’un amincissement progressif aboutissant à une diminution de densité des cellules de la rétine. 
  2. La forme dite « humide » ou exsudative :
    des petits vaisseaux anormaux, que l’on nomme néovaisseaux, vont apparaître sous la rétine et provoquer un œdème et des hémorragies de la rétine. 

Quels sont les traitements actuels de la DMLA ?

Dans les formes atrophiques, il n’existe actuellement aucun traitement capable de remplacer les cellules rétiniennes perdues. Des compléments alimentaires riches en vitamines permettraient de ralentir l’évolution de la maladie. La prévention des formes graves passe également par la réduction des facteurs de risque (arrêt d’un tabagisme, protection solaire…).

Dans les formes exsudatives, le traitement de référence est une injection dans le vitré d’un produit bloquant la croissance des vaisseaux (anti-VEGF).

La Fondation A. de Rothschild est le premier hôpital français en matière d’injections intravitréennes (IVT) dans la DMLA avec 12 957 injections en 2018. Afin d’optimiser la prise en charge des patients, le service de pharmacie de la fondation s’est récemment doté d’une unité de production de seringues d’Avastin®, dont l’activité est susceptible de faire l’objet de coopérations inter-hospitalières avec les établissements intéressés.

En seconde intention, des traitements par laser sont parfois réalisés.

Comment surveiller une DMLA ?

Dans les formes débutantes, une autosurveillance par les patients, à l’aide d’une grille d’Amsler (figure), est préconisée. Un examen ophtalmologique sera réalisé une à deux fois par an. Dans les formes exsudatives des contrôles réguliers sont nécessaires pour juger de la nécessité d’un nouveau traitement.

Si vous souhaitez prendre un rendez-vous avec un spécialiste cliquez ici 

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