[Ophtalmologie] Glaucome : comment s'en protéger ?

  • lundi, 18 avril 2016 09:45
[Ophtalmologie] Glaucome : comment s'en protéger ?

Dans 80 % des cas, cette maladie sérieuse s'installe progressivement, sans symptôme. D'où l'intérêt des visites chez l'ophtalmologiste, surtout après 45 ans.

Faute d'une visite chez l'ophtalmologiste, difficile de déterminer si l'on est atteint de glaucome . Deuxième cause de cécité dans les pays développés, cette pathologie du nerf optique évolue la plupart du temps de façon lente et silencieuse, sans signe annonciateur, provoquant cependant des lésions irréversibles. Seul un petit nombre de malades peut être alerté par des maux de tête, des yeux rouges, une vue brouillée ou la sensation de trous dans le champ de vision.

La meilleure façon de se protéger du glaucome consiste donc à consulter régulièrement. Surtout si l'on se sait plus exposé que d'autres, par exemple en raison d'un héritage familial. «Dans 60 % des cas, quand on découvre un glaucome chez un patient, l'un des deux parents en est atteint, explique le Pr Jean-Philippe Nordmann, qui dirige le service d'ophtalmologie à l'hôpital parisien des Quinze-Vingts. Mais il existe d'autres facteurs de prédisposition à cette maladie, comme une forte myopie, du diabète, de l'hypertension ou une ancienne blessure à l'œil. Dans ce cas, le contrôle doit se faire de façon plus précoce».

Le dépistage, recommandé pour tous à partir de 45 ans, s'appuie sur une mesure de la pression intraoculaire, l'examen du fond de l'œil pour examiner l'état du nerf optique ainsi que l'épaisseur des fibres nerveuses à l'aide d'un appareil dit OCT (tomographie par cohérence optique). C'est en effet une pression excessive du liquide contenu dans le globe oculaire qui est à l'origine du problème, endommageant les cellules du nerf optique.

Des douleurs dans l'oeil apparaissent parfois

En temps normal, ce liquide (humeur aqueuse) fournit à l'œil l'oxygène et les nutriments qu'il requiert pour ses cellules. Continuellement sécrété par des glandes situées près du cristallin, il s'écoule à travers de petites ouvertures en arrière de la paupière inférieure - le réseau trabéculaire. Mais en cas de glaucome, ce drainage ne s'effectue plus correctement, la pression du liquide augmente donc dans l'œil. Le nerf optique se retrouve alors comprimé et l'approvisionnement en sang des cellules nerveuses se réduit, provoquant leur destruction.

Parfois, la maladie se traduit par des douleurs intolérables dans l'œil, le tour de l'iris rouge et une vue qui s'effondre: c'est le glaucome aigu, qui correspond à l'obstruction du réseau trabéculaire lorsque l'iris se plaque dessus.«La tension passe alors de 15 à 60 en trente minutes», ajoute le Pr Nordmann. Il faut alors bien entendu se rendre rapidement aux urgences, sans quoi on risque de perdre la vue. Mais dans le cas du glaucome le plus répandu, celui dit chronique, l'obstruction du réseau est progressive, la tension monte doucement et si l'on ne consulte pas le phénomène passe inaperçu.

Pour évaluer la dégradation du nerf optique déjà engagée, l'ophtalmologue prescrira l'examen du champ visuel. Puis des collyres ou une intervention au laser pourront réduire la pression. Enfin, il est possible de recourir à la chirurgie pour créer une ouverture permanente entre l'intérieur et l'extérieur de l'œil ou pour poser un petit drain.

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(Source : http://sante.lefigaro.fr/ - par Anne Lefèvre-Balleydie)

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