[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Journée mondiale de la maladie de Parkinson : La Fondation A. de Rothschild propose une prise en charge complète et personnalisée des patients atteints de cette maladie neurodégénérative

  • mercredi, 10 avril 2019 16:14
[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Journée mondiale de la maladie de Parkinson : La Fondation A. de Rothschild propose une prise en charge complète et personnalisée des patients atteints de cette maladie neurodégénérative

Le 11 avril se tient la Journée mondiale de la maladie de Parkinson.

Du diagnostic aux traitements médicamenteux ou chirurgicaux des différentes phases de la maladie, en passant par l’éducation thérapeutique et la participation à des programmes de recherche, la Fondation A. de Rothschild occupe une position incontournable, dans le Nord-Parisien, pour la prise en charge personnalisée des personnes atteintes de cette pathologie.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.

Elle est liée à un déficit en dopamine, dans le cerveau, qui occasionne des troubles tant moteurs (raideur, lenteur, tremblement au repos), que neuropsychiques et neurovégétatifs. En France, 200 000 personnes sont atteintes de cette maladie chronique et environ 25 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

 

L-dopa et recherche de nouveaux médicaments

Un des traitements majeurs de la maladie de Parkinson est la L-dopa, un précurseur de la dopamine administré par voie orale : transformée en dopamine dans le cerveau, elle en stimule les récepteurs, permettant de restituer une motricité normale. « Actuellement, comme dans toutes les maladies neurodégénératives, les traitements sont essentiellement des traitements symptomatiques, permettant de restaurer une fonction déficiente, et non des traitements curatifs », note le docteur Jean-Philippe Brandel, neurologue et responsable de l'unité James Parkinson à la Fondation A. de Rothschild. Les recherches de nouveaux médicaments s’orientent notamment vers des formes de L-dopa à libération plus prolongée ou à effet prolongé dans l’organisme, afin d’éviter de stimuler les récepteurs de façon trop pulsative et, ainsi, de retarder l’arrivée redoutée de la phase des fluctuations motrices.

La Fondation A. de Rothschild et la stimulation cérébrale profonde

L’unité James Parkinson a été créée en 1996, à l’initiative de l’association France Parkinson, avec comme objectif de proposer une prise en charge globale des patients. Localisée depuis 2011 au sein de la Fondation A. de Rothschild, cette unité fonctionnelle, composée d’une équipe de six médecins, d’une infirmière référente Parkinson, d’un kinésithérapeute et d’une secrétaire, a développé des techniques de traitement de 2ème ligne des formes fluctuantes de la maladie, en particulier la stimulation cérébrale profonde (SCP).

Cette intervention délicate, qui nécessite l’expertise d’une équipe de chirurgie fonctionnelle, consiste à implanter deux électrodes dans le cerveau, au niveau du noyau sous-thalamique, pour entraîner la restauration d’une boucle motrice plus harmonieuse et une amélioration au long cours des signes de la maladie. Son fonctionnement équivaut à celui d’un pacemaker relié au cerveau et non au cœur. « Seuls quatre centres pratiquent cette intervention en Île-de-France, dont la Fondation A. de Rothschild, qui bénéficie d’un savoir-faire reconnu sur le Nord-Parisien », indique le docteur Brandel. Au-delà de la SCP, l’unité Parkinson de la Fondation propose d’autres traitements de 2ème ligne comme des pompes à agoniste dopaminergique ou des pompes à Duodopa qui permettent également d’éviter ou réduire les fluctuations. « Toutes ces techniques nous ont permis de proposer une prise en charge globale de la maladie de Parkinson, du diagnostic jusqu’à des phases très évoluées de la maladie », précise le neurologue.

Prise en charge sur mesure et Education Thérapeutique du Patient (ETP)

Ce positionnement, unique dans le Nord-Parisien, a contribué à renforcer l’expertise et assoir la renommée de la Fondation qui dispose d’une particularité : celle de proposer une prise en charge quasi « à la carte » de ses patients. Pour la stimulation cérébrale profonde, c’est ainsi le seul centre à proposer aux malades, une fois leurs électrodes mises en place, de venir quand ils en éprouvent le besoin, pour réaliser les réglages nécessaires à l’obtention du résultat optimum. « Notre principal atout est que nous apportons une expertise à échelle humaine. Les malades et leurs proches connaissent rapidement toute l’équipe. Un appel à la secrétaire du service permet de lever bien des angoisses », explique Cécile Hubsch, neurologue au sein de l’Unité James Parkinson.

L’éducation thérapeutique du patient (ETP), proposée dès le début de la maladie, rentre dans ce cadre de prise en charge et vise à permettre au patient de s’approprier sa maladie et son traitement. « Nous développons l’ETP en neurologie depuis une dizaine d’années et nous avons été le premier centre en Ile-de-France à la développer dans la maladie de Parkinson. Depuis, c’est devenu un référentiel de prise en charge », se félicite le docteur Brandel. Tous les patients bénéficiant d’une SCP intègrent le programme : ils rencontrent l’infirmière référente et participent à une réunion de groupe, accompagnés de leur conjoint ou de leur aidant principal. Des séances d’ETP sont aussi proposées aux aidants.

Enfin, la Fondation A. de Rothschild propose des traitements annexes, comme des injections de toxine botuliques dans les glandes salivaires pour réduire l’hyper-salivation chez certains patients, et participe à des essais cliniques : l’équipe a ainsi mené une étude pilote auprès de 5 malades sur la stimulation médullaire (électrode posée au niveau de la 11ème vertèbre dorsale) pour aider des patients plus âgés ayant des problèmes de marche et d’équilibre : les résultats, encourageants, viennent d’être publiés dans « Parkinson and related Disorders ». De même, des essais sont menés avec d’autres centres, notamment sur les facteurs prédictifs en début de maladie ou sur des facteurs prédictifs de l’atteinte cognitive.

 

Consultez le communiqué de presse en ligne : Journée mondiale de la maladie de Parkinson, la Fondation A. de Rothschild propose une prise en charge complète et personnalisée des patients atteints de cette maladie neurodégénérative

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